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La covid 19 en Afrique

 

                  Une pandémie de Covid-19 maîtrisée ?

Depuis l’apparition officielle du Covid-19 sur le continent le 14 février 2020, l’Afrique semble mieux résister à la pandémie que le reste de la planète. En témoigne des chiffres de décès et de contaminations largement contenus même si la situation varie fortement selon les pays.

           5 raisons pour lesquelles elle a été moins meurtrier qu’ailleurs                                                             

                                         1 : Une action rapide.

Le premier cas a été confirmé en Égypte le 14 février. Dès le début, la plupart des gouvernements africains ont donc pris des mesures drastiques pour  ralentir la propagation du virus. Des mesures de santé publique ont été rapidement mises en place.

Certains pays, comme le Lesotho, ont agi avant même qu’un seul cas ne soit signalé. Il on déclaré l’état d’urgence .Il on fermé les écoles et s’est engagé dans un confinement de trois semaines environ à l’instar de nombreux autres États d’Afrique australe. Mais ce n’est que quelques jours après la levée de la quarantaine – début mai – que le Lesotho a trouvé ses premiers cas confirmés. Sur une population de plus de 2 millions d’habitants, il a enregistré jusqu’à présent environ 1 700 cas et 40 décès.

                                                      2 : Le soutien de la population

Dans une enquête dans 18 pays en août par le PERC, l’adoption par la population des mesures de sécurité était élevé – 85 % des personnes interrogées ont déclaré avoir porté un masque la semaine précédente. “Grâce à des mesures sanitaires et sociales strictes, les États membres de l’Union africaine ont pu contenir le virus entre mars et mai“, indique le rapport.

Les données suggèrent que les gens à travers l’Union Africaine voient le Covid-19 comme une menace sérieuse, mais pour beaucoup, les charges économiques et sociales l’emportent sur leur perception personnelle , conclut le rapport.

Les restrictions a eu un coût énorme. Les moyens de subsistance ont été perdus à grande échelle. L’Afrique du Sud – qui a connu l’un des confinement les plus sévères au monde – a perdu 2,2 millions d’emplois au cours du premier semestre.

                            3 : Une population jeune et peu de maisons de retraite

L’âge de la population dans les pays africains a probablement aussi joué un rôle dans la limitation de la propagation de Covid-19.Au niveau mondial, les  personnes décédées avaient plus de 80 ans, tandis que l’Afrique abrite la population la plus jeune du monde, avec un âge médian de 19 ans, selon les données des Nations unies. “La pandémie a surtout touché les jeunes… environ 91 %

.                                   4 : Un climat favorable

Nous avons examiné la propagation précoce [du virus] dans 50 villes du monde. Le virus se propageait plus facilement lorsque les températures et l’humidité étaient plus basses“, indique Mohammad Sajadi, chercheur . “Non pas qu’il ne se répande pas dans d’autres conditions, mais il se propage mieux lorsque la température et l’humidité baissent”. Les pays africains éloignés des tropiques ont été plus mal lotis. La propagation du virus s’est accélérée en Afrique du Sud lorsque l’hémisphère sud est entré dans l’hiver.

Dr Mohammad Sajadi, professeur agrégé à l’Institut de virologie humaine de l’école de médecine de l’Université du Maryland aux Etats-Uni

                                   5 : De bons systèmes de santé communautaires

Bien que l’infrastructure hospitalière soit moins développée en Afrique que dans d’autres parties du monde, la force du continent réside dans ses systèmes de santé communautaire éprouvés. Dans l’État le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria, les équipes qui se rendaient dans les villages pour vacciner les enfants contre la polio ont rapidement été réorientées sur la nouvelle pandémie. Mais tout cela ne signifie pas que les Africains peuvent se permettre de se détendre.

La propagation plus lente de l’infection dans la région signifie que nous nous attendons à ce que la pandémie continue à couver pendant un certain temps, avec des flambées occasionnelles“, prévient le Dr Moeti.  .  

remercîment a Mr  Francis Le Herissé  pour  la conception de cet article tiré de la revue Ubuntu éditée par  la MIR de Rennes

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LA REASSERTION DES ENFANTS DES RUES

PRESENTATION MAREM POUR TERRE D’AFRIQUE

Le Mouvement d’Action pour la Réinsertion des Enfants Marginalisés – MAREM accompagne depuis 2005 la réinsertion sociale et l’insertion professionnelle des enfants et jeunes de rue à Lomé et leur donne une nouvelle chance de construire un meilleur avenir.

A BTCI Zongo, le quartier d’affaires et un des quartiers populaires de la capitale, plusieurs centaines d’enfants et de jeunes vivent à la rue depuis une ou plusieurs années, abandonnés à eux-mêmes et exclus de tout système de protection sociale et d’éducation. Agés de 7 à 17 ans, les enfants quittent leur structure familiale et vivent à la rue pour de multiples raisons. La plupart des enfants rencontrés dans notre zone d’action sont liés aux conflits familiaux, dus le plus souvent au remariage des parents (60% des cas enregistrés) ; d’autres sont orphelins, d’autres encore cherchent tout simplement à fuir un cadre familial devenu trop coercitif ou entaché de violences de toutes sortes. Pour certains enfin, quitter leur famille pour vivre à la rue se présente comme l’une des solutions pour essayer de sortir de la misère ou d’une extrême pauvreté.

Chaque année, notre équipe professionnelle constituée d’éducateurs spécialisés, d’assistants sociaux, de psychologues assure une première prise en charge psychosociale (prise en charge sanitaire, alimentaire, vestimentaire, psychologique) à environ 800 enfants en situation d’extrême vulnérabilité à l’Espace Woézon, notre cabine d’écoute ouverte en milieu urbain. L’ONG MAREM offre également une possibilité d’hébergement et de prise en charge totale aux cas les plus compliqués au centre EMERA, dans le cadre d’une réinsertion préparée avec leur famille.

En 15 ans, c’est plus de 6 000 enfants et jeunes qui ont bénéficié des actions de l’ONG MAREM.

Les enfants retrouvent le chemin de l’école pour les plus jeunes, tandis que les autres sont orientés dans le choix d’un métier et soutenu durant toute leur formation professionnelle, qu’elle soit de courte ou de longue durée, et leur insertion sur le marché de l’emploi.

Pour garantir la réussite des réinsertions familiales, MAREM renforce également les capacités financières des familles les plus pauvres en finançant des activités génératrices de revenus initiées notamment par les mamans.

Les actions sociales de l’ONG  MAREM sont financées par la générosité de donateurs togolais et étrangers, notamment français et par des fonds de partenaires privés ou publics.

Depuis 2012, grâce à l’engagement de nombreux jeunes français accueillis à Lomé comme bénévoles, stagiaires ou volontaires de service civique, des antennes internationales de l’ONG ont été lancées en France (Paris, Gentilly, Rennes et Nantes) pour y faire connaître les actions de l’organisation et mobiliser les ressources nécessaires à la pérennisation de l’œuvre sociale du MAREM au Togo.

L’association Terre d Afrique est très fière de soutenir les actions de MAREM